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Coupe du monde 2018 : Des intelligences artificielles pronostiquent les rencontres et déterminent le vainqueur de la compétition

La Coupe du Monde 2018 est lancée et plusieurs intelligences artificielles sont élaborés afin de déterminer les équipes qui ont le plus de chances de remporter la compétition

Coupe du monde 2018 : Des intelligences artificielles pronostiquent les rencontres et déterminent le vainqueur de la compétition

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Le coup d’envoi de la Coupe du monde vient d’être donné depuis quelques jours en Russie, et alors que les paris vont de bon train, plusieurs intelligences artificielles ont été mises en œuvre afin de prédire quelle équipe remportera cette 21ème édition organisée par la FIFA.

 

Intelligence artificielle et machine learning

Un groupe de chercheur de l’Université technique allemande de Dortmund, de l’Université Technique de Munich mais aussi de l’Université de Gand, en Belgique, a mis au point une intelligence artificielle afin de déterminer le vainqueur de la Coupe du Monde 2018. Plus précisément, ces chercheurs ont développé un algorithme de Machine Learning, une technologie permettant à l’IA d’évoluer grâce à un processus d’apprentissage automatique, alors qu’elle n’a pas été explicitement programmée à cet effet. L’intelligence artificielle a ensuite été enrichie de plusieurs données comme le classement FIFA, la population du pays ainsi que son PIB, le nombre de joueurs dans la sélection évoluant ensemble en club ou encore le nombre de compétitions que chacun a remporté. Les chercheurs ont ensuite simulé 100.000 fois la Coupe du Monde afin d’offrir un résultat particulièrement fiable. Ainsi, c’est l’Espagne qui remporterait la compétition dans 17,8% des simulations, suivie de l’Allemagne (17,1%), du Brésil (12,3%) et de la France (11,2%). Toutefois, ces chercheurs ne sont pas les seuls à s’essayer à cet exercice, et les résultats diffèrent en fonction de ces différents outils d’intelligence artificielle.

 

De nombreux outils d’intelligence artificielle

Il y a, en effet, au moins autant de pronostics que d’intelligences artificielles. Par exemple, la célèbre banque d’affaires Goldman Sachs a eu recours à une IA fonctionnant sur les mêmes bases et à simuler 1 million de variations de la Coupe du Monde. Résultats ? Le Brésil devrait remporter sa sixième Coupe du Monde face à l’Allemagne en finale. Electronic Arts, l’éditeur de FIFA 18, a quant à lui utilisé la technologie qui est derrière leur célèbre licence afin de désigner l’équipe qui va l’emporter dans ce tournoi. Et d’après eux, c’est l’équipe de France qui devrait soulever la coupe le 15 juillet prochain. Pour rappel, Electronic Arts avait déjà simulé la Coupe du Monde 2014 et avait prédit la victoire de l’Allemagne.  Enfin, des chercheurs d’un laboratoire de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne ont également mis sur pieds une intelligence artificielle afin de connaitre l’issu de la Coupe du Monde 2018. Et d’après eux, c’est bien le Brésil qui aurait la probabilité la plus élevée de soulever la coupe (26%). Mais que vaut réellement les prédictions de ces intelligences artificielles ?

 

Des résultats à relativiser 

Comme peut le rappeler certains chercheurs, ces résultats sont à prendre avec des pincettes. En effet, ces intelligences artificielles sont loin d’être infaillibles et le début de la Coupe du Monde vient confirmer cette tendance.  Pour illustrer ce qui vient d’être dit, l’IA de la banque d’affaires Goldman Sachs avait pronostiqué que l’Arabie Saoudite allait faire sensation en sortant de la phase de groupes au détriment de la Russie. Or, les évènements nous montrent que c’est tout l’inverse et que le football est un sport particulièrement imprévisible dans lequel les favoris sont à la peine en ce début de compétition. D’ailleurs, l’intelligence artificielle de Goldman Sachs avait déjà prédit la victoire du Brésil en 2014 avec le résultat que l’on connait et celle-ci s’était également trompée en 2002. Il y a effectivement des facteurs imprédictibles et décisifs qui rentrent en ligne de compte et qui ne sont pas pris en considération par ces intelligences artificielles. Ainsi, l’état physique des joueurs, les aléas d’arbitrage, où encore la cohésion d’équipe sont autant de facteurs qui peuvent grandement changer la donne durant la compétition. Qui aurait d’ailleurs pu prévoir le remplacement inattendu du sélectionneur espagnol à 48 heures du premier match de la Roja ?


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